NERVAL GÉRARD DE

Gèrard de Nerval (1808 - 1855)
Gérard Labrunie naît à Paris en 1808. Il prend son pseudonyme d'une petite terre que sa famille possédait dans le Valois.
Fils d'un médecin militaire, il suit, après le lycée, les mêmes études que son père, mais il préfère bientôt la littérature et, à l'âge de vingt ans, il publie déjà une très belle traduction du premier Faust de Goethe.
En 1830, un petit héritage lui permet de voyager en Italie et de fonder une revue, "Le Monde Dramatique", qu'il consacre à Jenny Colon, une actrice des Variétés dont il s'éprend follement, mais qui vite le repoussera. Sa fortune dilapidée, Nerval fréquente la bohème romantique. Journaliste et "nègre", rédigeant des ouvrages pour des écrivains célèbres, il ne renonce pourtant pas au théâtre: son drame Piquillo est présenté à Bruxelles; puis, en 1839, Leo Burckart, autre pièce dramatique, toujours en collaboration avec Dumas.
Après un long voyage en Allemagne, sa santè s'aggrave: en 1841 il a sa première crise de folie. Après la mort de Jenny Colon (qui apparait dans toute son œuvre sous le nom d'Aurélia), en 1842, Gérard part à nouveau, cette fois pour traverser toute la Méditerranée, de l'Egypte à Costantinople. Lorsque il rentre à Paris, il rédige son Voyage en Orient (1851). Il visite à plusieurs reprises le Valois, berceau de sa famille maternelle, mais à partir de 1849 ses crises de démence le contraignent tous les ans à l'internement. La saison de ses grandes œuvres coïncide avec cette pèriode de souffrances aïgue.
Il publie Les Illuminés, (1852), où il dévoile son érudition mystique et son goût pour le conte extraordinaire. En 1853, pendant qu'il achève un recueil de nouvelles, Les Filles du Feu, et un autre recueil de vers, Les Chimères, ses souvenirs du Valois paraissent dans la "Revue des deux Mondes" sous le titre de Sylvie: cette nouvelle extraordinaire est peut-être son chef-d'œuvre.
Dans les derniers années de sa vie, ses changements de domicile ainsi que ses internements et ses voyages se multiplient. Aurélia ou le Rêve et la Vie, son dernier ouvrage, ne paraîtra qu'après sa mort. Il se pend dans la rue de la Vieille Lanterne, à Paris, le 25 janvier 1855.


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